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BOB MARLEY GRAVÉ DANS LES MÉMOIRES, 37 ANS APRÈS !

Métis d’une mère noire jamaïcaine et d’un père blanc d’origine anglaise, Robert Nesta Marley dit Bob Marley demeure, trente-sept ans après sa mort, le symbole de la contestation, de la liberté et d’une spiritualité incarnée par le mouvement rastafari. Chaque 11 mai, les rastas du monde entier commémorent la disparition de l’homme aux 200 millions d’albums vendus. Au Burkina Faso, à travers différentes manifestations, un hommage lui est rendu chaque année et 2018 ne va pas déroger à la règle.

Le Reggae, musique populaire des Ghettos jamaïcains, tire sa source du mouvement rastafari. Les adeptes du Reggae à travers cette musique, parvenaient à extérioriser les souffrances du Ghetto et se faisaient les chantres de l’émancipation des peuples opprimés. Bob Marley étaient de ceux – là et est devenu la figure de proue de ce genre musical. 37 ans après sa mort, Bob Marley reste gravé dans les mémoires et sa musique continue de survivre au temps et d’influencer les nouvelles générations. L’artiste malien Koko Dembélé que nous avons rencontré à Ouagadougou, où il prendra part à la cérémonie des Marley d’or, a livré son témoignage sur l’artiste. ”Le Reggae est une musique des rastas. Une musique qui provient du ghetto. Une musique des gens à la situation précaire, privés de leurs droits, même les plus élémentaires. Bob Marley s’est battu et est sorti du ghetto en donnant l’exemple”, a expliqué Koko Dembélé.

Dans les années 1970, l’engagement du chanteur pour l’Afrique s’amplifie. À peine une décennie après les indépendances, les coups d’État se sont multipliés sur le continent, les libertés individuelles ont reculé et les partis uniques triomphent. Bob Marley à travers ses chansons a dénoncé le système d’apartheid en Afrique du Sud. Il s’est aussi engagé dans la lutte pour l’indépendance au Zimbabwe. Il avait également composé une chanson intitulée « Zimbabwe » en 1978 en hommage aux combattants de la liberté.

37 années après sa mort, Bob Marley reste très populaire. Au Burkina Faso chaque 11 mai est célébré aux couleurs du rastafari (jaune, vert et rouge). Dans les maquis, les grins de thé et même dans les salons, ce sont les tubes de la star jamaïcaine qui passent en boucle. De nombreux concerts dans les différents espaces verts de la capitale burkinabè, Ouagadougou sont organisés à son honneur. Une cérémonie de récompense des meilleurs artistes reggae a même vu le jour : Le Marley d’or. Pour cette 5ème édition dont l’apothéose aura lieu ce 11 mai en hommage à Bob Marley, une belle brochette d’artistes est attendue. Ainsi des stars de la trempe de Koko Dembélé du Mali, Kodjo Antwi du Ghana, Ismaël Isaac, Ahmed Farras et Solo Jah Gunt de la Côte d’Ivoire viendront égayer le public. Côté artiste burkinabè on note la présence du dernier lauréat du Marley d’or, Jezy Kankelen.

Péma Gaël

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