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BOBO-DIOULASSO : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES TRICYCLES

La police de Bobo-Dioulasso a décidé de durcir le ton contre l’usage des tricycles comme moyens de transport en commun. Il faut dire que plusieurs campagnes de sensiblisations ont déjà été menées dans ce sens, mais le message a du mal à passer.

L’incivisme a décidément la peau dure dans le secteur du transport dans la capitale économique du Burkina Faso, Bobo-Dioulasso. Malgré l’interdiction d’utiliser les tricycles comme moyens de transport des personnes, suivies des différentes séances de sensibilisations, populations et transporteurs font la sourde oreille. Le mercredi 11 juillet 2018, une tension est née entre la police et des conducteurs de tricycles suite à une interpellation d’un conducteur récalcitrant. Au cours d’un point de presse le commissaire central de la police de Bobo-Dioulasso a fourni des explications et a réaffirmé sa fermeté contre le transport de personnes par des tricycles. ”Une équipe de la police a signalé à un conducteur de tricycle de s’arrêter et ce dernier a refusé d’obtempérer. L’équipe de patrouille a continué sa mission et n’a pas poursuivi le conducteur. Quelques instants après, la même patrouille dans sa tournée a vu un attroupement et s’est rendue sur les lieux pour un constat. Arrivés sur les lieux les agents de police ont constaté que c’était le même conducteur qui a refusé de s’arrêter, qui a occasionné un accident mais sans passagers à bord.”, a-t-il d’abord expliqué.

© Rewinde

Bien que le conducteur ait bénéficié de l’assistance des policiers, des rumeurs ont circulé sur le décès du conducteur des suites de coups et blessures. Pour le commissaire, il n’en est rien. ”Il n’ y a pas eu un incident entre la police et le conducteur, ayant entraîné des blessures et pire, mort d’homme. Les manifestations des conducteurs de tricycles et les différentes déclarations ne sont rien d’autre qu’un montage pour défendre et pérenniser leur activité et révolter les populations pour obtenir leur soutien.” Cependant, la police n’entend pas baisser sa garde, car force doit rester à la loi. ”La répression va se poursuivre et les sanctions vont être de plus en plus sévères. Que ce soit à l’encontre des conducteurs de tricycles ou des passagers, nous allons sevir. S’il faut laisser les gens commettre des infractions et fermer les yeux sur ça parce c’est leur gagne – pain, je pense que les voleurs et les braqueurs vont aussi demander de l’indulgence parce qu’ils vivent de leurs infractions ”, a fait savoir le commissaire.

La police de Bobo-Dioulasso a demandé aux organisations de la société civile de s’investir davantage dans la sensibilisation des populations. Pour rappel, l’usage des tricycles comme moyens de transport des personnes est formellement interdit dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Si cette situation n’est plus d’actualité à Ouagadougou, il faut dire que le phénomène persiste par contre dans la cité de Sya, malgré la présence des bus urbains malheureusement boudés par les populations.

Péma Gaël

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