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KA CORA, ARTISTE MUSICIENNE

« Je n’ai pas pratiqué de chirurgie esthétique sur ma poitrine »

 

Originaire de la province du Nahouri, Ka Cora à l’état civil Reine Ka Cora Alobou  est née dans la ville de Po où elle a grandi avant de se retrouver à Ouagadougou. Issue d’une famille de chansonniers, cette institutrice de formation va ranger ce diplôme pour se consacrer à la musique et au monde des affaires. Avec un premier album à succès ayant pour titre éponyme « Anou wooro » sorti en janvier 2018, cette fine voix de la musique a été nominée au Kundé 2018 dans trois catégories, à savoir le Kundé de l’espoir, le Kundé de la révélation et le Kundé du meilleur featuring. Dans cette interview, Ka Cora nous dit comment elle s’est retrouvée dans la musique, dresse un bilan de sa jeune carrière, donne la coloration de son prochain album, revient sur le buzz de son style sexy sur les réseaux sociaux, lève le voile sur sa situation matrimoniale et aborde d’autres sujets. Lisez plutôt ! 

The post : Comment allez-vous ?

KA Cora : Je vais super bien. A part la crise sanitaire du covid-19 qui bloque nos activités artistiques, on essaie de s’accrocher.

Comment vivez-vous justement cette situation du covid-19 ?

C’est très difficile ; actuellement on est tous fauché. C’est très compliqué car il y a beaucoup de charges à gérer.

Comment vous êtes-vous retrouvées dans la musique ?

J’ai grandi avec cette passion pour la musique. Je suis issue d’une famille d’artistes. Mes grands-parents étaient des chansonniers et ma mère était également une chansonnière. Ce sont d’ailleurs ses chansons qui ont bercé mon enfance. J’ai beaucoup appris auprès d’elle. Au début, je n’ai pas voulu faire la musique. J’ai étudié le cinéma mais la musique m’a rattrapée.

Quelle est la petite histoire de votre chanson à succès « Adjikoga » qui vous a véritablement révélée au grand public ?

C’est suite à cette histoire que j’ai réalisé un single « La grâce » pour témoigner ma reconnaissance envers Dieu car je suis venue dans ce milieu il n’y a pas longtemps et j’ai connu le succès. J’ai fait beaucoup de scènes. Je me suis tissé plusieurs relations et j’ai fait des voyages à l’international. C’est un hommage à ma mère car la musique est un héritage qu’elle m’a légué.

Peut-on donc dire que vous êtes satisfaites du bilan de cette jeune carrière ?

Le bilan est un peu positif ; je ne suis pas encore satisfaite. Car il reste beaucoup de défis à relever et puis, je n’ai pas encore construit de villa ni acheté des voitures de grosses cylindrées avec l’argent de la musique. Moi, j’ai bénéficié de certaines choses en deux ans de carrière que d’autres n’ont pas eues en dix ans de carrière. Donc, je rends grâce à Dieu pour cela. Pour l’instant, ce n’est pas la musique qui me fait vivre.

Vivez-vous de quoi alors ?

Je vis grâce à mes entreprises. Je suis responsable de trois entreprises. Il y a Hygiena qui s’occupe de l’hygiène publique, You qui est du domaine des lignes vestimentaires et l’artiste KA Cora que je suis.

Peut-on donc dire que vous êtes une femme d’affaires ?

(Elle éclate de rire) ! Oui, je suis une femme d’affaires.

Comment arrivez-vous à concilier ces activités avec votre carrière musicale ?

C’est une question d’organisation et puis j’emploie plus de quarante personnes qui m’aident dans les différentes tâches.

Vous êtes également institutrice de formation. Avez-vous rangé ce diplôme ?

Je n’ai pas rangé ce diplôme ; je l’ai juste gardé à coté en prenant une disponibilité. Suite au décès de mes parents, je me suis retrouvée face à des responsabilités importantes. Un salaire ne pouvait pas gérer tout cela. J’avais également de grandes ambitions ; quand on est jeune il faut beaucoup travailler.

Quels souvenirs gardez-vous de votre récent séjour à Grenoble en France ?

Ce sont de très beaux souvenirs. C’était ma première participation à un festival où il y avait une trentaine de pays représentés. Je faisais partie des seuls noirs de peau à ce festival. Ce fut une grande découverte pour moi.

A quand la sortie de votre nouvel album ?

Actuellement, mon objectif n’est pas focalisé sur la sortie d’un album. Mon premier album n’a que deux ans d’existence et je n’ai pas de producteur. Je suis ma propre productrice. Mon combat, aujourd’hui, est de travailler à faire connaitre ma musique au plan international et me faire découvrir à travers le monde entier. Il y a des projets de singles avec la collaboration de grandes voix de la musique afin de me permettre de sortir du Burkina Faso. De toute façon, vous aurez un nouvel album qui sera très coloré. Mon prochain album aura la coloration des rythmes de musique urbaine. C’est un autre visage de K.Cora que le public va découvrir.

Certaines personnes disent que vous réagissez souvent comment une folle. Qu’en dites-vous ?

(Elle marque un silence et éclate de rire) ! De temps en temps, je détonne, je suis folle comme vous voulez. Moi je ne suis pas bizarre, je suis vraie et très naturelle. Et quand tu es vraie, les gens disent que tu es folle. Pour vivre dans le milieu du show-biz au Burkina, il faut savoir apprendre à te défendre sinon tu te feras piétiner. Une femme doit imposer le respect partout où elle va. Comment une belle femme comme moi peut être folle ?

Cela voudrait-il dire qu’on vous drague beaucoup parce qu’étant une belle femme ?

Souvent oui, mais vous savez qu’on ne peut pas être avec tout le monde. Il ne faut pas frustrer les dragueurs. Il faut savoir leur répondre et leur faire comprendre qu’on est déjà engagé dans une relation et que l’on ne peut pas faire marche arrière.

Quelle est votre situation matrimoniale ?

Je suis célibataire et mère d’un enfant. Mais attention, mon cœur est déjà pris.

Vous avez créé récemment le buzz sur les réseaux sociaux avec un style très sexy. Quel était le projet ?

Franchement, je n’avais pas imaginé que ce style vestimentaire allait créer le buzz.  Je ne sais pas pourquoi mais sur la photo, j’avais les mèches, mon beau sourire ; les gens ne se sont pas intéressés à cela. C’est à ma poitrine plutôt qu’ils se sont intéressés. Dans la société traditionnelle burkinabè, des femmes se baladent avec leur poitrine nue souvent bien garnie, mais c’est sur ma poitrine que les gens se concentrent.

Vos seins ne sont-ils pas tombés ?

Mes seins ne sont pas tombés et je rassure que je n’ai pas pratiqué de chirurgie esthétique sur ma poitrine.

Quel est votre message à l’endroit de vos fans ?

Je leur demande de continuer de me soutenir. J’ai maintenant plus besoin d’eux que jamais car nous sommes en train de rentrer dans de grandes dimensions. Je leur demande également de s’abonner au maximum à ma page officielle. Aujourd’hui, on ne peut plus évoluer sans les réseaux sociaux. Je suis unique à mon genre et qu’ils m’acceptent telle que je suis.  Que les gens arrentent de faire des comparaisons ; je ne peux pas ressembler à quelqu’un d’autre.

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

Je demande au peuple burkinabè de soutenir ses artistes car personnes ne le fera à sa place. Il faut que les gens arrêtent les critiques sévères à notre regard car cela étouffe notre génie créateur. Merci à vous et à toute l’équipe de votre rédaction pour cette marque de considération envers ma modeste personne.

Interview réalisée par Aboubakar KERE pour The Post BF

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